Un regard avec un œil de compassion dans l’émission débat politique  de la RTCT de ce dimanche 21 mars 2021 sur l’accident de circulation survenu à KIHISI, un camion perdant son système de freinage et  plus de 20 personnes mortes et plusieurs blessés, il a été question dans ce débat de savoir comment protéger les citoyens des dangers routiers.

Lugine ZIHALIRWA, porte-parole de la commission nationale de la prévention routière analyse les vraies réalités qui se passent dans les voies routières de la province du Nord-Kivu, il conscrit cette situation  en deux dimensions dont la première est technique, la seconde c’est au niveau de l’homme.

Au niveau technique,

Tous les engins routiers qui circulent dans les routes de la province connaissent-t-ils des contrôles technique réguliers ? Sont-ils des engins qui sont autorisés pour la circulation routière ? Sont-ils des engins qui ont l’autorisation de transport des personnes ? Et si ces engins connaissent les contrôles techniques, les pièces de rechange sont-ils des pièces appropriées ?

Au  niveau de l’homme,

Tous ces conducteurs ou chauffeurs qui roulent sur les routes de la province, ont-ils la qualité de conduire conférée par l’autorité compétente ? Ces sont des gens qui passent sur quelles écoles de formations ? Ont-ils des permis de conduire ? Pour Lugine, la province procède beaucoup d’auto-écoles qui ne se concentrent pas sur la qualité d’homme à mettre sur la route pour conduire, mais ne fonctionnent que pour le lucre.

Lugine ZIHALIRWA explique ce qu’est la CNPR

En revenant sur le contexte de l’accident, l’axe KIHISI est le plus mieux servi en termes de la prévention et sécurité routière, souligne Lugine ZIHALIRWA.  Pour lui, la prévention et la sécurité routière, c’est de doter de la route des éléments d’expressions.

Il y a un accident routier, lorsque le conducteur est en contradiction avec le langage de la route, dont le code de la route souligne bien : « Choisir, Boire ou Conduire ». ZIHALIRWA martèle le fait que les accidents de la route au niveau de KIHISI sont souvent dits à l’ivresse au volant de certains conducteurs qui excellent  de vitesse.

Lugine ZIHALIRWA dans le débat RTCT

AXCEL MUTIYA, pense qu’il y a trop de trafic d’influence dans la circulation routière dans la ville de GOMA et dans la province du Nord-Kivu.

AXCEL MUTIA dans le débat RTCT

Il souligne que c’est aussi la responsabilité de la population, car d’une part, ils doivent déguerpir des marchés pirates, une mauvaise habitude de la population de croire que c’est uniquement sur la route qu’il faut étaler les marchandises. Pour ce dernier, il serait un problème psychologique de la population qui a besoin d’une sensibilisation forte et régulière pour comprendre les dangers qui la guettent.

A la question du présentateur du jour de cette émission d’analyste Débat RTCT, Monsieur Jacques KAKULE VAGHENI, de savoir à qui est la responsabilité. Est-ce une négligence ou un manque des techniciens ou est-ce que c’est la population qui est tellement têtu qu’on ne sait pas la discipliner ? Car lorsqu’on voyage vers les pays voisins, il y a un constat des gars bien encadrés, mais qu’en République Démocratique du Congo, ça n’existe pas encore. Roger KIVUSA, répond en soulignant qu’il ne faut pas mâcher les mots  et que c’est une incompétence des autorités qui ont le pouvoir d’exercer ce qu’ils ont comme pouvoir. La CNPR présente un rapport purement technique, comme elle n’a pas entre ses mains le pouvoir de punir, a-t-elle  présenté le rapport des conducteurs ivres sur les volants ? A-t-elle présenté le rapport des véhicules des militaires qui font ceci ou cela ? Ou encore le rapport des roulages, des policiers qui font ça ou ça ? S’interroge Roger. Celui qui a le pouvoir de punir, c’est l’autorité politique. Pour Roger, les autorités politiques doivent punir les manquements.

En concluant le débat, Monsieur Lugine ZIHALIRWA souligne qu’au sein de la CNPR, il y a un cadre pédagogique de recyclage obligatoire d’où après, la CNPR dote d’un brevet de recyclage aux conducteurs. AXCELE MUTIYA, conclut disant que la population doit être éduquée et que les responsabilités sont partager, « Il n’y a pas d’accident zéro ».

Pour rappel, cet accident de vendredi 19 mars 2021 est le sixième enregistré depuis le début de l’année 2021 avec au moins 40 morts.